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François Hollande et les journalistes d'investigation de choc

Le gratuit ''20 Minutes'' a décidé de scruter les tweets (messages du réseau social twitter) de François Hollande. Suite à une coquille, pourtant rapidement corrigée par l'équipe de campagne du candidat socialiste, un journaliste du titre s'est empressé de réaliser une capture d'écran et d'écrire un article pour prévenir la population.

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Journaliste à 20 Minutes, c'est vraiment un boulot captivant. Un effort permanent d'investigation, un vrai regard sur l'information, un souci constant du fond. Heureusement que le titre n'est pas publié pendant l'été, faute de ressources publicitaires issues des grands groupes industriels. Sinon, il serait évoqué les contradictions "embrouillées" des discours "qui ne veulent rien dire" de Nicolas Sarkozy sans aucune concession. Vite, une subvention publique pour l'honneur de (ce qui nous) la presse.

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Dray a raison, l'équipe black-blanc-beur est très proche de nous

foot.PNGPour Maurice Szafran de Marianne, la sortie de Julien Dray sur l'équipe de France est une erreur «dangereuse». Le député de l'Essonne se prononçait pour la défense du symbole France 1998, victoire d'un groupe qualifié alors de « black-blanc-beur ». Pour le journaliste, curieusement, Dray aggraverait ainsi le « communautarisme ». Le philosophe Alain Finkielkraut va plus loin en expliquant (à nouveau) la débâcle des Bleus par un problème « ethnico-communautaire ». Peut-on être d'un autre avis ?

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Exclusif : l'échange à l'Élysée entre Nicolas Sarkozy et Thierry Henry

L'ancien joueur de l'Équipe de France de football a demandé à être reçu directement par le président de la République à l'Élysée. Voici reportée la teneur de leur échange.

Thierry Henry : Bonjour, monsieur le président, merci de me recevoir.

Nicolas Sarkozy : C'est bien naturel. Vous gagnez plus de 10 millions d'euros par an.

TH : Je souhaite vous faire part de l'ambiance détestable au sein de l'équipe qui...

NS : Oui, je suis au courant de tout.

TH : Ah bon ?

NS : C'est l'ISF qui vous a fait sortir de vos gonds. Sachez que je le comprends. Travailler si dur pour perdre comme ça le fruit de votre labeur à la fin de la saison... Insupportable. J'ai fait instaurer le bouclier fiscal. J'ai supprimé les droits de successions pour les multimillionnaires. Nous progressons. La rupture est là.

TH : Excusez-moi mais... Mes revenus sont... pas mal déclarés à l'étranger... Je vis à Barcelone et à Londres.

NS : Alors, je vous donnerai envie de rentrer en France. Comme pour Johnny Halliday. Vous savez, on a de grandes équipes en France. On a le PSG.

TH : Je voudrais plutôt revenir sur le désastre de la Coupe du Monde. Il ne faut peut-être pas accabler trop vite certains joueurs et faire des amalgames douteux. L'encadrement à sa part de responsabilité.

NS : Mais non, je sais que vous n'êtes pas tous une bande de voyous calmés par une montagne de pognon... Je suis soucieux de défendre votre image et de défendre le capital de voix que je prends au Front National. En revanche, je n'ai pas du tout apprécié votre grève. On s'en est rendu compte plus que votre jeu.

TH : C'est à dire qu'il y avait la climatisation dans le bus. On s'est habitué au confort. On a formé un 4-4-3, mais sur les sièges. Ribéry devant à la DS, Gallas derrière avec son Ipod, Gourcuff la jouait rebelle en lisant Kant. Sortir s'entraîner, courir et transpirer, on y est pas arrivé... Faire joueur de haut niveau, c'est pas si facile.

NS : Je comprends. Moi-même, j'ai parfois du mal à faire président de la République. Soyez assurés de mon soutien. Vous représentez les meilleurs rentrées publicitaires de ce pays, occupez à merveille le temps de cerveau disponible de nos concitoyens. Ribéry, c'est les banques; Anelka les chips et les fast-food; vous-mêmes les rasoirs... Allons enfants de la VRPatrie, la gloire de TF1 est arrivée.

TH : J'espère que je ne vous ai pas trop de pris de votre précieux temps.

NS : Oh, non, si peu. J'ai simplement dû annuler un rendez-vous avec des ONG, vous savez les Organisations Non Gouvernementales, des trucs pour la faim dans le monde et l'aide au développement, les familles en difficulté, tout ça... Bon, elles ont décidé de boycotter la rencontre de substitution que j'ai eu la générosité de leur proposer avec un secrétaire d'État. Les trois milliards de pauvres des pays en développement peuvent attendre ! Le foot, d'abord. Il m'était arrivé la même chose mardi avec la présidente de la Confédération helvétique. J'ai annulé notre rendez-vous à cause de votre match. Fallait pas que je rate le seul but de la France ! D'ailleurs, regardez, l'Algérie, elle n'a pas marqué un seul but !

TH : Oui, leurs joueurs sont souvent dans des clubs français. Ils nous ont copié. Solidaires.

NS : Enfin bref, pour fuir ce rendez-vous ennuyeux, j'ai déclaré que j'étais débordé à cause des inondations dans le Var. Bof, le Var, ils n'ont même pas une équipe en Ligue 1.

TH : Au revoir Monsieur le Président, merci.

NS : Je vous en prie ! Plus tard, à part : Secrétaire ? Veuillez contacter l'AFP. On va faire un communiqué sur le fait que j'ai remis à sa place un arrogant joueur en perte de valeur morale qui grâce à moi a bien compris qu'en cette période de crise il fallait renoncer aux primes autres que marketing qu'ils ne devaient de toute façon pas toucher. Oui, inflexible voilà, merci. A lui-même : Moraliser le capitalisme, maintenant le foot... Crevant ce boulot.

La presse étrangère juge nos affaires

La France a, paraît-il, toujours eu tendance à donner des leçons. Au moins, dans le foot, on est sûr qu'elle n'en donnera plus avant deux générations. Mais dans le domaine politique, ce n'est pas mieux.

Un intelligent article du Nouvel Observateur, signé Baptiste Legrand traite du regard de la presse étrangère sur les différents scandales et autres affaires qui concernent notre personnel représentatif.

Extrait :

Nos ministres ont beaucoup de chance d'être Français. Car nombre d'entre eux seraient aujourd'hui au chômage, pour cause de scandale, s'ils avaient exercé des responsabilités dans les pays anglo-saxons et en Allemagne. Nouvelobs.com a interrogé des correspondants de ces pays de tradition protestante, où le rapport à la morale est réputé plus rigoureux. Et leur verdict est sans appel : chez eux, Christian Blanc, Fadela Amara, Christian Estrosi ou autres Frédéric Mitterrand auraient plié bagage.

Boutin n'est pas oubliée. Nicolas Sarkozy non plus avec un traitement de l'affaire Karachi. Charles Bremner, correspondant du Times déclare notamment que si cette affaire dans laquelle le nom de l'actuel président est évoqué avait eu lieu « au Royaume-Uni ou aux États-Unis, Nicolas Sarkozy serait mort ! ».

Il faut évaluer le travail de Christine Boutin avant de la condamner

Christine Boutin se retrouve sous le feu des critiques pour avoir accepté une mission sur « les conséquences sociale de la mondialisation » payée 9500 euros par mois. L'ancienne ministre se défend en déclarant qu'elle mérite son salaire. Pourquoi ne pas le vérifier par évaluation ? Voilà qui permettrait de considérer la nécessité de l'octroi d'un tel budget en temps de crise. Un choix décidé par Nicolas Sarkozy.

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Royal : voilà ce que c'est d'avoir BHL comme conseiller

Cela devait arriver. Après Sarkozy qui fabrique ses goûts littéraires auprès de ses conseillers(1), Royal se mettrait à créer des personnages historiques... Il s'agit d'une forme de similitude supplémentaire entre les deux politiques, après leur goût pour les néologismes : Nicolas avait inventé le concept d' « héritation » (2) et Ségolène l'idée de « bravitude ». Pas de jaloux.

Cité par la présidente socialiste du Conseil régional de Poitou-Charentes sur Facebook le 10 mai dernier(3), l'illustre Léon-Robert de l'Astran n'aurait pas d'existence clairement démontré. Il aurait été un humaniste, adversaire de l'esclavage au XVIIIe siècle. Mais seul le « découvreur » du personnage, non historien mais amateur de greniers, soutient à la radio que l'existence du personnage fut bien réelle. Pour preuve : quelques signatures au bas de lettres qu'il faudra expertiser (si celles-ci existent).

UNE INFO PRIORITAIRE

Les médias n'ont pas attendu de vérifier : France Info a déclaré Royal « piégée ». Le site M6-MSN Actualités a placé l'information à la Une tôt ce matin. On ne badine pas avec les priorités de l'info. Même la conseillère de l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007, Sophie Bouchet-Petersen, a jeté l'éponge en déclarant que « l'erreur est humaine ».

Qui vivra verra. N'est pas Botul qui veut. Car un autre aspect de cet affaire doit être soulevé. Nul n'ignore que Bernard-Henri Lévy conseille à ses heures perdues Ségolène Royal. Nombreux soutiens de cette dernière s'en plaignent. Cet épisode pourrait leur donner raison : peut-on s'entourer d'un amateur de personnages historiques inventés ? En effet, dans son dernier ouvrage, BHL a repris le nom d'un certain Botul pour une démonstration des plus sérieuses alors que celui-ci n'était en fait qu'un personnage imaginaire.

Voilà où mène les influences qui manquent de crédibilité. En tout cas, aucun conseiller de M. Sarkozy ne lui aurait conseillé de revendiquer en réalisateur de cinéma préféré Bernard-Henri Lévy.

NOTES

(1)Souvenons-nous de ce passage lors d'une défunte émission « Culture et dépendances » animée par Franz-Olivier Giesbert. En pleine campagne électorale de 2007, l'animateur demanda au futur président s'il aimait lire. Appliqué, M. Sarkozy récita une liste composée principalement de... deux livres : Belle du Seigneur d'Albert Cohen et Voyage au bout de la nuit de Céline. Autant ratisser large. Le peu de naturel dégagé lors de l'exercice, le peu de développement tel qu'en était capable Mitterrand (exemple parmi d'autres) semblait démontrer un joli story telling rédigé par d'attentionnés conseillers. Gageons cependant que le président ait pu depuis son entrée à l'Élysée faire des progrès en découverte littéraire grâce à un nouveau conseiller : sa femme, véritable caution culturelle.

(2) Néologisme livré tel quel durant la dernière campagne électorale présidentielle, lors d'un déplacement au Mont-Saint Michel, le 15 janvier 2007. Curieusement, à l'époque, peu de médias avaient relevé le lapsus mis à part Libération dont l'article en relation est aujourd'hui... indisponible. Seul un petit papier est consultable, à propos d'une autre bourde de Sarkozy, moins croustillante. Pour la « bravitude » de Royal, en revanche, les liens fonctionnent super bien, partout sur la Toile, à foison et même sur Libération. Honneur aux dames.

(3)Une information Sud-Ouest. Lâchez rien les gars.

LG - polémique info

Traitement du « Karachigate » : Arte TV meilleure que TF1 et France 2

La plupart des journaux télévisés ont évoqué les nouvelles révélations apportées par Mediapart.fr sur l'affaire Karachi. Mais pas toujours avec la même qualité d'analyse et parfois de manière quasi furtive... Dommage de laisser passer ainsi un sujet d'un tel poids, propre à inspirer n'importe quel journaliste. Seule Arte TV ne s'y est pas trompée. Les rédactions binationales, ça a du bon.

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