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Arnaud Montebourg, ses idées, ses rêves, sa méthode

Paris, rue du Temple, une journée ensoleillée d'automne. À l'heure du déjeuner, les couverts crépitent. Un homme sort lentement d'une brasserie dans un impeccable imperméable blanc-cassé. Son téléphone portable en main, avec son kit main-libre rivé à l'oreille, Arnaud Montebourg s'exclame : « Mais les Français n'y comprendraient rien ! ». À la situation actuelle du Parti Socialiste ? Un passant qui essaye de le dépasser - par la gauche, bien sûr, à droite, c'est le mur - n'en saura pas plus. Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un Black Berry sur écoute.

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Royal : voilà ce que c'est d'avoir BHL comme conseiller

Cela devait arriver. Après Sarkozy qui fabrique ses goûts littéraires auprès de ses conseillers(1), Royal se mettrait à créer des personnages historiques... Il s'agit d'une forme de similitude supplémentaire entre les deux politiques, après leur goût pour les néologismes : Nicolas avait inventé le concept d' « héritation » (2) et Ségolène l'idée de « bravitude ». Pas de jaloux.

Cité par la présidente socialiste du Conseil régional de Poitou-Charentes sur Facebook le 10 mai dernier(3), l'illustre Léon-Robert de l'Astran n'aurait pas d'existence clairement démontré. Il aurait été un humaniste, adversaire de l'esclavage au XVIIIe siècle. Mais seul le « découvreur » du personnage, non historien mais amateur de greniers, soutient à la radio que l'existence du personnage fut bien réelle. Pour preuve : quelques signatures au bas de lettres qu'il faudra expertiser (si celles-ci existent).

UNE INFO PRIORITAIRE

Les médias n'ont pas attendu de vérifier : France Info a déclaré Royal « piégée ». Le site M6-MSN Actualités a placé l'information à la Une tôt ce matin. On ne badine pas avec les priorités de l'info. Même la conseillère de l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007, Sophie Bouchet-Petersen, a jeté l'éponge en déclarant que « l'erreur est humaine ».

Qui vivra verra. N'est pas Botul qui veut. Car un autre aspect de cet affaire doit être soulevé. Nul n'ignore que Bernard-Henri Lévy conseille à ses heures perdues Ségolène Royal. Nombreux soutiens de cette dernière s'en plaignent. Cet épisode pourrait leur donner raison : peut-on s'entourer d'un amateur de personnages historiques inventés ? En effet, dans son dernier ouvrage, BHL a repris le nom d'un certain Botul pour une démonstration des plus sérieuses alors que celui-ci n'était en fait qu'un personnage imaginaire.

Voilà où mène les influences qui manquent de crédibilité. En tout cas, aucun conseiller de M. Sarkozy ne lui aurait conseillé de revendiquer en réalisateur de cinéma préféré Bernard-Henri Lévy.

NOTES

(1)Souvenons-nous de ce passage lors d'une défunte émission « Culture et dépendances » animée par Franz-Olivier Giesbert. En pleine campagne électorale de 2007, l'animateur demanda au futur président s'il aimait lire. Appliqué, M. Sarkozy récita une liste composée principalement de... deux livres : Belle du Seigneur d'Albert Cohen et Voyage au bout de la nuit de Céline. Autant ratisser large. Le peu de naturel dégagé lors de l'exercice, le peu de développement tel qu'en était capable Mitterrand (exemple parmi d'autres) semblait démontrer un joli story telling rédigé par d'attentionnés conseillers. Gageons cependant que le président ait pu depuis son entrée à l'Élysée faire des progrès en découverte littéraire grâce à un nouveau conseiller : sa femme, véritable caution culturelle.

(2) Néologisme livré tel quel durant la dernière campagne électorale présidentielle, lors d'un déplacement au Mont-Saint Michel, le 15 janvier 2007. Curieusement, à l'époque, peu de médias avaient relevé le lapsus mis à part Libération dont l'article en relation est aujourd'hui... indisponible. Seul un petit papier est consultable, à propos d'une autre bourde de Sarkozy, moins croustillante. Pour la « bravitude » de Royal, en revanche, les liens fonctionnent super bien, partout sur la Toile, à foison et même sur Libération. Honneur aux dames.

(3)Une information Sud-Ouest. Lâchez rien les gars.

LG - polémique info

Le Parti Socialiste, c'est la haine à la plage

nn_008.jpgLe Parti Socialiste arrive à un tournant de son histoire. Soit il parvient à rassembler toute la gauche autour d'un leader pour défendre l'intérêt commun; soit il s'enferre dans ses divisions individuelles pour couler... le socialisme. Voilà qui laisserait la place à un désert, qui peut s'apparenter en cette période estivale à une plage. Avec sa faune.

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Orelsan : pourquoi Ségolène Royal a raison, pourquoi elle devrait le rencontrer

orelsan1.jpgEn direct du festival des Francofolies, Ségolène Royal s'est exprimée sur la polémique qui l'oppose à Orelsan (France Inter, 9/7). La présidente de la région Poitou-Charentes, qui aurait exercé des pressions pour que le chanteur ne puisse pas se produire à la Rochelle, a surtout précisé sa position en citant les paroles violentes du titre Sale p*te. Les Amélie Poulain de la liberté d'expression hurlent à la censure. Le cas Orelsan n'est pourtant qu'un symptôme supplémentaire de la ruine du sens commun au nom de la seule liberté de faire du fric. Et si Ségolène Royal prenait aussi position sur la description de la jeunesse faite par Orelsan ?

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Les scoops du Parisien : Julien Dray porte une cravate Hermès et connaît Ségolène Royal

090508_220053.jpg Dans son édition du 10/05, le Parisien-Dimanche publiait une interview de Julien Dray. Cité dans une enquête préliminaire pour « abus de confiance », le député de l’Essonne s’exprimait pour la première fois depuis des mois. L’homme sait se défendre avec énergie et adopte une posture « seul contre tous ». Laissons la justice faire son travail à ce sujet. Et remarquons plutôt les deux scoops incroyables livrés par le quotidien : Julien Dray porte une cravate Hermès et connaît Ségolène Royal.

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2012 - PS : le lourd héritage présidentialiste de Lionel Jospin

2012.jpgRoyal n'a pas pris le Parti Socialiste mais la moitié de ses militants. Aubry hérite d'un attelage hétérogène né du peu cohérent «Tout Sauf Ségolène». Ce résultat ne va pas dans le sens du présidentialisme naguère renforcé par... Lionel Jospin. En 2012, les mêmes questions se reposeront autour du choix du candidat à l'Élysée. A la fin, il n’en restera qu’un(e). Aubry ? Personne n'y croit. Royal ? En l'état actuel du système, qui d'autre ?

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