Telle était la volonté de Nicolas Sarkozy ou, plus précisément, de ses (nombreux) conseillers en communication : orchestrer la lecture de la lettre de Guy Môquet dans l’ensemble des établissements du secondaire. Cette volonté de « faire l’événement », comme si nous étions dans une campagne électorale sans fin, s’exerce sur bien d’autres sujets dont certains médias s’emparent avec délectation, sans aucune réflexion de fond. La polémique sur l'enseignement de la Shoah, par l'émotion, fait partie du même projet. Il n'y a là ni maladresse du président, ni faute hasardeuse.