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Tu sais pas.

Le Sénat ne digère pas la TVA allégée pour les restaurateurs

Le Sénat ne digère pas la ristourne accordée aux restaurateurs : la commission des Finances du Palais du Luxembourg souhaite revenir sur la diminution de la TVA à 5,5 % pour leur secteur d'activité.

Ce sucre électoraliste octroyé par le gouvernement en place n'a pas tenu toutes ses promesses : les prix n'ont pas diminué et peu de postes ont été créés en retour.

Si cet avis demeure consultatif et a peu de chances d'être repris dans le budget 2010, il renforce un peu plus l'impression d'une politique fiscale désordonnée, impulsée en France par le gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Une politique qui a trop souvent privilégié quelques intérêts particuliers et ciblés. Par exemple, le bouclier fiscal permet aux rentiers d'accumuler des gains sans aucun travail et en ne prévenant nullement l'évasion fiscale.

BASSE POLITIQUE ? BAS RÉSULTATS

Les restaurateurs, eux, travaillent. Mais croire que leur rôle était de sauver le délitement économique et social du pays en se montrant généreux tenait de l'absolue naïveté. Ou d'une basse politique au rabais... Avec une évidence : la main invisible de la redistribution privée pour le bien-être de la collectivité reste encore à être inventée.

Le baisse de la TVA pour les restaurateurs à 5,5 % a coûté 3 milliards d'euros aux contribuables pour moins de 20 000 emplois créés. Comparons avec le coût de 100 000 emplois dans la fonction publique : 3 milliards d'euros. Vous cherchiez l'erreur ?

Les Français devraient réclamer l'addition.

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