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Grippe A : la prudence à deux vitesses

Dès lundi, un premier cas de syndrome Guillain-Barré après vaccination contre la grippe A était connu des autorités sanitaires. L’information est sortie le 12 novembre, au soir du lancement de la campagne de promotion du vaccin. Pour la grande majorité des médias traditionnels, la prudence s'imposait, rien n'était démontré. Dommage que tant de prudence n'ait pas été appliquée aux quelques décès annoncés et immédiatement attribués au virus H1N1 !

De nombreux journaux (presse écrite et télévisée) ont pris soin de minorer l’apparition du premier syndrome de Guillain-Barré chez une personne ayant été vaccinée contre la grippe A.

Un ton rassurant a été systématiquement employé vis-à-vis de ce probable effet secondaire lié à un vaccin dont la Toile rappelle chaque jour la précipitation de sa mise au point. Par exemple, lors de son édition du 20 heures sur France 2, le présentateur David Pujadas a répété une dizaine de fois que "la causalité n'était pas établie".

Vérification à angle variable ?

En soi, voilà une bonne chose : il faut plusieurs jours pour être sûr d’un fait scientifique, réaliser plusieurs analyses et expertises. Bref, il faut pouvoir juger sur des faits. Les médias décident de ne pas affoler la foule, très bien.

Mais alors pourquoi, dans le traitement d’une autre information (encore plus sensible), celle des quelques décès présentés comme liés à la grippe A, la causalité a presque toujours été immédiatement imputée au virus H1N1, sans aucune précaution ni prudence, sans attendre quelque analyse approfondie ?

Une sorte de prudence à deux vitesses surprenante de la part des médias traditionnels qui se sont mis au diapason d'une incroyable campagne de vaccination de masse face à un risque sanitaire qu'a affronté l'hémisphère sud sans crise majeure.

Voici les chiffres publiés par l'INVS (Institut Nationale de Veille Sanitaire, au 11/09) :

Argentine, pour 41 millions d'habitants : 512 morts; Australie, pour 21 millions d'habitants : 165 morts; Chili, pour 16 millions d'habitants : 125 morts; Nouvelle-Zélande, pour 4 millions d'habitants : 17 morts. Si la létalité est calculée pour la Réunion (800.000 habitants, 70.000 cas, 6 morts), on obtient un taux de 1/10000...

Rappelons que cette campagne a été mise en place sur les seules recommandations affolées de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et coûtera au contribuable (médicaments compris) la jolie somme de 1,5 milliards d'euros.

Principe de précaution ? Principe de consommation plutôt. Les signes rassurants étaient connus depuis longtemps et aurait pu faire infléchir une décision du politique démesurée face à cette immense dépense.

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