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Le Figaro.fr : 58% des Français critiquent le bilan Sarkozy

Le Figaro.fr est un site d'information bien fait et lisible. Et il devient encore meilleur lorsqu'il juge objectivement les résultats des sondages en titrant sans détour : « A mi-mandat, le bilan Sarkozy critiqué par 58 % des Français ».

Voilà qui change de l'édition papier (autant de pages de droite que de pages de droite) qui faisait il y a quelques jours l'éloge du président à la moitié de son parcours élyséen lors d'une interview. Nicolas Sarkozy était appuyé dans l'idée qu'aucun de ses prédécesseurs ne bénéficiait après deux ans de pouvoir d'une situation politique aussi bonne.

Les événements sociaux montrent chaque jour le contraire. Et même l'électorat de droite se montre de plus en plus hésitant à suivre la voie sarkozyste, basée sur une hyper communication, mais peu agissante et munie de puissantes œillères.

L'article du Figaro.fr a tout de même ses limites. La baisse de popularité du président est par exemple expliquée par la multitude de polémiques (affaires Frédéric Mitterrand, Brice Hortefeux et Jean Sarkozy).

Certes, celles-ci n'ont pu qu'affecter négativement la cote de Nicolas Sarkozy : leur gestion a été déplorable. Mais le fond n'est pas vraiment questionné. La politique menée n'est que peu remise en cause.

On pourrait enfin imaginer que le titre « A mi-mandat, le bilan Sarkozy critiqué par 58 % des Français » apparaisse désormais à la Une du quotidien papier. Pour demain ? Peu de chance que cela arrive ! Pourtant, voir cette information dans l'espace public ouvert à tous, issue d'un média de droite et non réservé à des internautes en nombre limité serait démocratique. Ainsi, l'article ravira un moment les opposants à la politique de Nicolas Sarkozy... mais la persistance médiatique de l'info restera quasi nulle. Une soupape numérique en quelque sorte.

Commentaires

1. Le mercredi, octobre 28 2009, 11:05 par Gérard Calliet

Bonjour,

Comme vous le verrez dans la suite ma sensibilité est plutôt à gauche, ou à l'extrême gauche.

J'ai entendu le dernier discours de Nicolas Sarkozy sur l'identité, la terre et le sang. Certaines limites ont été là dépassées, selon moi.

La meilleure résistance à la nausée est quelquefois l'écriture. J'ai composé un "poème humoristique, polysémique et épique" qui m'a un peu consolé.

Comme vous le verrez, j'y livre des réflexions de fond sur ce que je crois être le personnage qu'est Sarkozy qui, au-delà de tous clivages politiques, me fait frémir.

C'est difficile d'écrire et de ne pas être lu. C'est un peu par hasard que c'est ici que je livre mon travail, parce que j'ai trouvé votre site. Et aussi parce que je prête à beaucoup le sens de l'humour et du rythme.

J'espère que certaines de mes convictions ne choqueront personne. Comme je l'ai dit, certains sujets sont bien trop graves pour rester cantonnés à des clivages politiques.

Bonne lecture.

Gérard Calliet

La Terre de l'Etranger.

(poème humoristique, polysémique et épique).

Dieu est grand, comme on dit chez nous, et preuve en est qu'il n'y a pas de profondeur de l'ignominie qui ne garde le sceau de Sa Gloire.

Gloire à cette terre de france qui n'aima pas la guerre. Qui, au temps des guerres infâmes voulues des meurtriers de Jaurès, donna presque tous ses paysans, presque tous les fruits des terres de Guéret, presque tous les bergers pleurés par Giono, mais ne s'honora pas du sang versé.

Gloire à cette terre qui ne plia pas sous le joug du "parti de l'étranger", quand la canaille revancharde imposait sa restauration aux sans-culottes, quand les émules de Mauras adulaient le vieillard de Vichy, qui pactisa, et qui vendit ses juifs comme on vend son âme, pour rien.

Gloire à cette terre de l'étranger, qui ne céda pas aux sirènes de la xénophobie, quand ceux qui avaient oublié le Général croyaient lancer pour leurs petites affaires la ratonade comme valeur française.

Gloire à la terre des Hugo, des Sartre, de tant d'autres, qui ne pliaient jamais devant la pitrerie des Napoleon les petits, des maîtres des forges qui ne connaissent de Vulcain que la force et la haine.

Gloire à la sainte terre de Paris, de l'Auvergne, qui supporta le pas de l'orchestre rouge, qui abrita les chères têtes au temps du malheur, qui prend sa gloire des Manouchian ou des justes de france, qui aime l'étranger, qui prie pour ses enfants.

Faut-il qu'elle soit grande cette terre pour que lui soit imposé sans qu'elle faillisse le pitoyable spectacle d'un dignitaire qui vomit ses valeurs, qui détruit ses ministères, qui place ses gens comme on nomme laquais sur gueux, qui l'insulte dans tout ce qu'elle a de sacré en imaginant la flatter ?

Et c'est là encore que sa gloire est plus grande.

Mais avant tout, monsieur le Président, sachez-le, le parti de l'étranger, c'est nous.

Comme les sans-culottes de La Marseillaise de Renoir, il n'y a pas un combat qui valait que nous n'ayons mené pour l'humanité entière.

Nous avons renversé les rois parce que nous avions pitié des gueux de France, des gueux d'Europe.

Nous avons porté les valises du fln quand d'autres tuaient nos frères ou nos cousins parce que nous voulions savoir ce qui est juste.

Nous avons respiré l'esprit saint de Mai 68, chanté par Maurice Clavel, parce que l'air de ce mois avait le goût de la gloire de l'homme généreux, du visage resplendissant de Celui qui parle.

C'est vrai, quelquefois, le "parti de l'étranger" prend le dessus chez nous.

Le mot change alors de sens.

Nous avons nos restaurations.

Nous avons nos capitulations.

Quelquefois, nos doutes sont transformés par nos ennemis en faiblesse.

Nous doutons un instant de notre juste république, ou de notre juste hospitalité.

Instant fatal.

La canaille revancharde prend alors le pas sur nous.

Nous doutons de la république ? L'europe nous impose sa restauration.

Nous doutons du front populaire ? Le maréchal des ambitions bourgeoises nous vend à l'ennemi.

Nous doutons de nous-mêmes ? Vous nous servez vos mascarades.
Il nous faut en toutes ces occasions un "parti de l'étranger", pour nous faire perdre quelques batailles.

Monsieur le président, si ce "parti de l'étranger",
c'est cette récurrente maladie française qui est de passer du doute à la capitulation,

si elle ne va jamais sans une connivence avec nos plus anciens ennemis,

alors, oui, monsieur le président, en ce sens, ce "parti de l'étranger", c'est vous.

Mais enfin, gloire à notre Dieu, au dieu de Spinoza, gloire à sa Présence vivante sur la butte rouge, même votre ignominie nous rend gloire.

Quel spectacle aurez vous donné, quand la france aura pansé les blessures que vous lui infligez, et qu'elle se souviendra en souriant de ses anciens ennemis ?

Vous courez sur cette terre de france comme on s'épuise. Comme un flatteur vous cherchez une faille.

Nous entendons l'éloge de l'ombre. On ne nous hait tant, au fond, qu'on ne nous aime.

Est-ce que je me trompe ? Dans votre désir de nous conquérir, de nous renverser, n'y-a-t-il pas un profond désir de nous approcher ?

Votre grand père, dit-on, abandonna les siens pour être plus français.

Faute de goût !

Il n'avait probablement pas su que les grands juifs sont des grands français sans abdiquer, que la france ne demande à personne de se trahir pour mieux l'aimer.

Bien au contraire, soeur aînée de l'église, comme l'a dit votre prédécesseur, la france sait qu'elle doit sa gloire à d'autres plus hautes gloires, qu'elle portera un jour à Jerusalem le sacrifice rémunératoire.

Elle a aimé les juifs, parce qu'elle a su que ce parti de l'étranger, de la veuve et de l'orphelin, d'autres hommes l'ont porté avant elle à la semelle de leurs chaussures, que, peut-être, la terre de france n'est sainte que de la trace de leurs pas.

« Qui mieux que ces hommes au pas léger savent le prix de gloire pour la terre des hommes, pour la terre des Etrangers devant Sa Face ?
 »

Votre grand père, donc, prit la proie pour l'ombre. Qui lui jettera la pierre ?

On tremblera, seulement.
Dans nos mémoires juives, nous savons qu'il n'y a de pire ennemi que celui qui nous quitte.

Il a un instant oublié la tâche immense, il a cédé un instant à la fatigue, il a transformé son pas léger en imaginaire installation.

Demain il ne comprendra plus l'étranger. Demain, il criera contre nous avec ceux qu'il croit être autochtones.

Dieu, Il le dit, se venge à la troisième et à la quatrième génération pour ceux qui Le haïssent, rémunère jusqu'à la millième ceux qui L'aiment.

Il faut malheureusement en prendre acte. Vous êtes de ceux qui Le haïssent.

Vous transformez ce qui n'aura été qu'une faute de goût ou, peut-être, qui sait, qu'une prière, en trahison avérée.

Non seulement vous trahissez la france, peccadille, elle s'en relèvera, mais vous nous trahissez dans notre mémoire juive.

Vous avez vendu la shoah pour quelques minutes de bonheur médiatique.

Vous insultez la france en voulant la plonger dans la xénophobie, alors même qu'elle vous a fait ce que vous êtes par son goût de l'étranger, par sa fidélité à la grande église de l'homme.

Mais, et ce sera le dernier mot, nous rions, gloire à Dieu. Il n'y a une insulte qu'Il ne transforme en gloire. Nous rions du rire serein d'Isaac.

Un jour, quand toutes les insultes auront été oubliées, toutes les fautes réparées, un jeune élève étranger, dans un autre temps ou sur une autre terre, dans une millième génération, demandera :

"la France n'était-ce pas ce Pays de l'Etranger ? le pays d'un certain Nicolas ?"

Gérard Calliet

2. Le mercredi, octobre 28 2009, 16:23 par toby maccaan

Pour l'article : bah, c'est mieux que rien, non ? Il faut bien que le numérique grandisse. Et puis si c'est pour lui souhaiter de devenir le même genre de poubelle que la presse tradi, même du temps des menteries à gros tirage, non merci !

Pour le com avant moi : Qu'est-ce que c'est que ce "poème" ?! Vous êtes hors sujet, là. On a l'impression de lire un résumé de gauche colorié par un infantile. L'histoire de France n'a pas commencé avec dédé le coco et son poing levé. Heureusement, d'ailleurs vu qu'ils ont surtout de la France le désir de la trahir sans cesse(internationaliste jusqu'au bout). "notre mémoire juive".. les gens comme vous sont pathétiques. Si les médias ne parlaient que de confiture d'abricot, vous feriez de la confiture d'abricot le pivot de votre poème et de l'histoire de France, je pense. mdr

3. Le vendredi, octobre 30 2009, 20:55 par robin

Booo, il est pas si mal le poème en 1 ! Et puis les questions de mémoire, c'est toujours compliqué.

4. Le jeudi, janvier 14 2010, 14:59 par Cristou

OH OH OH!!!!
Laissons à chacun avoir un jugement et respectons. Ensuite croyons en l'intelligence de certains pour laisser le temps au temps.
Chacun doit pouvoir mener à bien sa propre rélexion.
Tout simplement; et certaines personnes feraient bien aussi d'ouvrir une fois de plus leur dico et l'ouvrir à la lettre "r", pour y voir la définition du mot: "RESPECT"
Christelle HIRRIEN

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