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Orelsan : pourquoi Ségolène Royal a raison, pourquoi elle devrait le rencontrer

orelsan1.jpgEn direct du festival des Francofolies, Ségolène Royal s'est exprimée sur la polémique qui l'oppose à Orelsan (France Inter, 9/7). La présidente de la région Poitou-Charentes, qui aurait exercé des pressions pour que le chanteur ne puisse pas se produire à la Rochelle, a surtout précisé sa position en citant les paroles violentes du titre Sale p*te. Les Amélie Poulain de la liberté d'expression hurlent à la censure. Le cas Orelsan n'est pourtant qu'un symptôme supplémentaire de la ruine du sens commun au nom de la seule liberté de faire du fric. Et si Ségolène Royal prenait aussi position sur la description de la jeunesse faite par Orelsan ?

Selon un communiqué de la maison de disque Wagram, interdire Orelsan au festival des Francofolies constituerait un « scandale », un « acte de censure », une attaque inadmissible contre un artiste. Voilà une position bien difficile à tenir puisque dans le cas d'Orelsan, il n'est question ni d'idées, ni d'artiste.

TECHNIQUE MARKETING HABITUELLE

L'utilisation d'une violence verbale gratuite n'avait que deux objectifs : créer la polémique pour se faire connaître, puis vendre des disques. Le premier objectif est aujourd'hui amplement atteint grâce au traitement médiatique réservé à l'affaire.

La marionnette Orelsan est désormais célèbre. Sa maison de disque peut être ravie. Comme dit une chanson d'Orelsan : « Certains rêvent de signer en Major alors qu'on en fabrique une ». Pour arriver à ses fins, quand on n'a pas d'imagination, tous les moyens sont bons.

FLORILÈGE DE PAROLES VIOLENTES DANS TOUTES SES CHANSONS

Le chanteur s'est plaint de se voir jugé sur cette seule chanson Sale p*te qu'il aurait choisi de ne pas voir figurer sur son album. Tout d'abord, ce n'est pas Orelsan qui décide pas des titres figurant sur son album, mais sa maison de disque. Le titre Sale p*te était programmé pour devenir un buzz internet, rien d'autre. Mais on peut retrouver dans d'autres chansons des paroles du même cru :

-Dans Différent :

«  J'finirais par acheter ma femme en Malaisie » / « J'peux t'faire un enfant et te casser l'nez sur un coup de tête »

-Dans Courez Courez :

« Petite, essaye pas de me fréquenter sinon tu vas perdre ton pucelage avant tes dents de lait » / « Comme si c'était de ma faute si les meufs c'est des putes. »

-Dans No Life :

« D'un idéal féminin moitié pute, moitié soumise, c'est pour les filles intelligentes et celles qui croient que je plaisante »

-Dans Jimmy Punchline :

« J'te refile des trucs via l'antre de ta femme » / « J'la baise complètement dead comme si j'étais nécrophile. « J'vénère les femmes à tête de chienne comme les Egyptiens » / « J'te baise sur un tas de boîtes, t'attrapes une syphilis de derrière les fagots »

Sans commentaire...

ORELSAN ET LA MISOGYNIE

Tout au long de son album, Orelsan donne sa pitoyable vision de la femme à d'innombrables reprises, hésitant lui-même à s'affirmer misogyne, qui peut se résumer dans ce couplet :

« Des fois j'sais plus si j'suis misogyne ou si c'est ironique » / « J'sais p'tet fixé lorsque j'arrêterais d'écrire des textes dans lequels je frappe ma p'tite copine » (dans Courez, Courez)

Et l'on peut rappeler quelques extraits de ce monument d'une profonde imagination qu'est Sale p*te:

« T'es juste bonne à te faire péter le rectum même si tu disais des trucs intelligents t'aurais l'air conne » / « J'te déteste, j'veux que tu crèves lentement, j'veux que tu tombes enceinte et que tu perdes l'enfant » / « On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée  » / « On verra comment tu suces quand j'te déboitera la mâchoire » / « J'rêve de la pénétrer pour lui déchirer l'abdomen » / « Si j'te casse un bras, considères qu'on s'est quitté en bons termes » / « J'veux que tu pleures tous les soirs quand tu tu t' endors » / « Parce que t'es du même acabit que la p*te qu'à ouvert la boite de pandore » / « J'ai la haine j'rêve de te voir souffrir » / « T'es juste un démon déguisé en femme j'veux te voir brisée en larme » / « J'veux te voir rendre l'âme j'veux te voir retourner brûler dans les flammes »

Ah, la vieille rhétorique des femmes sorcières... Aux défenseurs auto-proclamés de la défense de la liberté d'expression, on peut poser la question : en quoi laisser quelqu'un ne pas chanter devant un public ce genre paroles incitant à la haine, à la mutilation sans aucune distanciation, tient-il de la censure ?

CE QU'EST VRAIMENT LA CENSURE

Les prisonniers politiques chinois sont victimes de censure. Aung San Suu Kyi retenue enfermée en Birmanie par le pouvoir militaire est victime de censure. Le peuple iranien a été récemment victime de censure.

Perdre ne serait-ce qu'une seule minute pour défendre la maison de disque responsable d'une telle honte, c'est oublier ce qu'est l'authentique liberté d'expression. Orelsan n'est pas victime de censure, mais de son manque d'éducation républicaine et de ce qu'on veut lui faire chanter.

A contrario, peut-on imaginer que la gente féminine soit toute entière menacée par ce genre de vulgarité ? Si le féminisme se sent en danger par Orelsan, c'est que notre société est tombée bien bas. Ce qui n'empêche pas que le droit des femmes doit être défendu avec vigilance.

ROYAL A EU RAISON DE PRENDRE POSITION

Ségolène Royal a eu raison d'intervenir dans le débat public. Au nom de quoi devait-elle laisser un chanteur prononcer de si violentes paroles dans le cadre d'un festival que sa région subventionne sans demander des éclaircissements ? Au nom de quel angélisme ? Nul doute que si celle-ci n'était pas intervenue, quelques-uns lui auraient reproché son irresponsabilité en la matière ! Dans un communiqué, Ségolène Royal a de plus contesté être à l'origine de toute interdiction : « Toutes les affirmations de menace pour obtenir la déprogrammation du rappeur, de même que toutes les allégations de chantage à la subvention sont fausses et diffamatoires.»

Le fait de vivre ensemble au sein d'une société oblige à un minimum de respect du sens commun. Il ne s'agit ni de valeurs, ni de jugement. Mais du simple bon sens. Chacun a le droit de développer les idées qu'il souhaite. Mais les diffuser dans un commercial en provoquant sciemment la population est plus nocif. On ne peut nier que la diffusion de telles paroles, auxquelles les enfants peuvent être exposés, n'aide aucunement au développement du respect...

Néanmoins, la présidente de la Région Poitou-Charentes ne devrait pas s'arrêter là. Elle devrait poursuivre la réflexion. Et se pencher sur la vision sociale de la jeunesse, notamment issue des milieux défavorisée et de la société en général proposée par Orelsan. En résumé, renouer le dialogue avec la jeunesse là où la gauche ne semble plus être bien inspirée depuis longtemps...

LA VISION DE LA JEUNESSE SELON ORELSAN

Si ce dernier se défend de faire de la politique, s'il affirme en interview qu'il « n'y comprend rien » et qu'il n'est « pas sociologue », son regard sur les jeunes est éminemment politisé. Réalisons un typologie des thèmes abordés au travers des paroles de son album :

-Monde du travail :

« J'enchaîne les jobs de merde, j'suis au bout du rouleau »

« Dans le monde du travail, j'ai croisé pas mal de fois les mêmes types / Des chefs d'équipe, des responsables de chaîne, des managers chez Quick / Qui vendraient leur mère pour grimper les échelons / A qui tu donnes un peu de pouvoir et qui pète les plombs »

-Suicide, mal-être dans la jeunesse :

« J'ai plus envie d'avancer, j'ai juste envie de me mettre une balle »

« T'façon, j'parle pas aux gens que j'connais pas tant que j'suis pas fonsdé »

« Souvent j'ai peur de l'ennui, j'ai peur d'avoir plus aucune raison d'me plaindre pourtant j'me sens triste tout le temps, j'me sens vide j'ai plus peur d'être normal, d'être moyen ni trop bien j'crois qu'j'sers à rien »

-Panne de l'ascenseur social:

«Avant j'voulais construire ma vie avec mes beaux diplômes/Depuis j'ai vue 8mile et j'rêve d'habiter dans un mobile-home»

-Blues des villes :

«Maintenant tous les centre-villes de France c'est les mêmes/Les mêmes putains d'Fnac, Mc Do, Foot Locker, Célio, Zara, H&M»

-Jeunesse et génération perdue :

«Les jeunes sont complètement paumés donc ils prennent des drogues / Les plus jeunes sont cons, 'sont bons qu'a faire des blogs / Les vieux comprennent pas c'qu'il s'passe dans la tête des jeunes / Ils sont pas élevés par la télé, par la PlayStation / Ils comprennent pas à quel point on est fêlés»

«T'es personne si t'as pas une bête de sonnerie téléphone / Les p'tits croient qu'la télé c'est la réalité / Mais leurs stars pré-fabriquées r'tournent vite à la précarité»

-Faillite de la culture :

«Avant j'achetais les sons, j'écoutais même ceux qu'j'aimais pas / Maintenant j'ai 40 Gigas d'MP3 que j'écoute même pas»

« Si t'es prêt à faire n'importe quoi pour accomplir tes rêves de gloire / Tu seras jamais une graine de star, juste une bête de foire »

En voilà des pistes intéressantes ! Parfois très lucides sur ce qu'est Orelsan lui-même !

IMPOSER UNE RÉALITÉ PLUTÔT QUE DE (LA) RÉFLÉCHIR

Mais attention, avant de le prendre bientôt comme le nouveau Che Guevara de la chanson engagée, il ne faut pas oublier le choix qu'il fait face à cette « réalité » qu'il se complait à décrire : celui de l'abandon, de la victimisation, du mal à la petite semaine et donc, de la violence gratuite contre les femmes, les faibles, les autres.

Son but ultime reste individualiste :

« Mes idéaux c'est de prendre ma retraite après avoir percé / J'fais ça pour les thunes dans mon album y aura des pages de pub / J'veux que les gosses achètent mon disque en criant : mon précieux ! / Plus la carotte est grosse, plus l'auditeur écarte les cuisses »

Heureusement qu'en interview, le jeune homme déclare qu'il ne souhaite pas que les enfants tombent sur ses chansons, parce qu'on a du mal à le croire...

De quoi tous ces maux issus de sa description est-il le nom ? D'une société faite d'aliénation. Minée dans ses rapports sociaux. Qui privilégie la soif d'argent et l'individualisme. Qui discrimine sans cesse les jeunes, qui leur donne de moins en moins de perspectives, qui voit l'ascenseur social en panne. Autant de problème qui ne sont guère solutionnés par la politique actuelle de Nicolas Sarkozy... Comment se fait-il alors que la droite est au pouvoir depuis 7 ans que le problème du travail chez les jeunes soit autant un problème ?

ROYAL DOIT RENCONTRER ORELSAN

Orelsan a déclaré vouloir rencontrer Ségolène Royal (Technikart). « Je n'ai rien à lui dire, mais je voudrais savoir pourquoi j'ai été interdit de concert » Elle doit y aller. En espérant qu'elle ait beaucoup de choses à lui dire sur ce que peut être une société du « nous », sur une autre politique que l'on pourrait mener envers la jeunesse.

Orelsan pense que le drame est partout et préfère se défiler : « J'm'implique dans rien, j'suis venu sur Terre pour voir / J'ferais ptète le bien quand j'aurais des superpouvoirs »

Ignore-t-il qu'il est possible de s'engager, que bien des jeunes le font ?

« On trouve toujours plus fort que soi, c'est ça la morale de cette histoire », dit-il encore. Oui, sauf si la jeunesse n'est pas divisée. Pour le moment, Orelsan s'appliquer à entretenir la division et la confusion dans les esprits.

PETIT CONSEIL A ORELSAN

Osons lui donner un petit conseil : qu'il commence par claquer la porte de sa maison de disques si son contrat le lui permet encore.

Qu'il monte son propre site internet si son nom lui appartient encore. Qu'il fasse sa propre musique s'il veut prouver qu'il est artiste et non pas un pantin.

Qu'il chante sa révolte contre un monde qui l'ennuie et qui ne laisse selon lui à la jeunesse que du porno, du poker et du pastis. Qu'il laisse tomber son langage vulgaire et violent. Qu'il récupère son âme puisqu'il estime lui-même dans ses textes l'avoir vendue. Bref, qu'il devienne un artiste. Ainsi, il pourra faire des concerts de qualité, basés sur autre chose que de la violence gratuite.

Après tout, quelqu'un qui écrit « Leur système forme des robots qui gambergent en binaire » n'est pas complètement perdu.

Commentaires

1. Le mardi, juin 15 2010, 14:40 par Funkyou

Les gens comme vous s'arrêtent sur la surface de ses chansons sans creuser pour en comprendre le fond... Certes Orelsan parle cru, il est violent dans ses paroles mais il parle de choses vraie, de choses que les plus de 20 ans ne peuvent pas connaître. Beaucoup de jeunes s'interrogent sur leur position dans la société, sur la politique, ... Lui à le courage de le dire quand d'autres se laissent marcher dessus. C'est facile de récupérer 4 phrases accrocheuses hors contexte pour faire passer ses idées... mais c'est complètement idiot.
Votre propagande n'arrêtera surement pas les jeunes de pousser des cri d'alerte.

"Le cas Orelsan n'est pourtant qu'un symptôme supplémentaire de la ruine du sens commun au nom de la seule liberté de faire du fric."

Le jour où vous aurez sa musicalité, son humour et ses rimes, on pourra discuter sur ce genre de chose. Mais je doute que ce soit le cas pour le moment.

2. Le mercredi, juin 16 2010, 03:04 par Ella Roche

@Funkyou

Merci pour votre commentaire. Il y avait deux possibilités : soit je vous répondais avec quelques gentillesses et banalités; soit avec une totale franchise. J'ai préféré l'option numéro deux. Point par point :

// Les gens comme vous s'arrêtent sur la surface de ses chansons sans creuser pour en comprendre le fond... //

Tout d'abord, pourriez-vous me préciser que signifie cette étonnante expression « les gens comme vous » ? Je m'interroge...

Si je m'étais arrêtée à la « surface » du cas Orelsan, je n'aurais pas pris la peine d'écrire un long article qui suit une argumentation. On peut tout à fait être en désaccord avec celle-ci, trouver son développement mauvais, inexact. Mais à ce moment-là, il ne faut pas hésiter à y répondre par des idées construites et ne pas en rester à des jugements peu en rapport avec le contenu proposé.

// Certes Orelsan parle cru, il est violent dans ses paroles mais il parle de choses vraie, de choses que les plus de 20 ans ne peuvent pas connaître.//

On dirait du Aznavour... Outre le fait que vous ne connaissez pas mon âge, il ne faut jamais oublier un fait pénible à imaginer mais implacablement vrai : les vieux ont tous été jeunes un jour. Ce qui signifie qu'ils sont passés par les mêmes problèmes et éprouvés les mêmes désirs que les adolescents d'aujourd'hui. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil...

Ainsi, la question de l'âge compte peu. Celle de l'authenticité de ce qui est proposé au public, en revanche, davantage. Cherche-t-on à l'élever ou à l'endormir ? Comment cherche-t-on à le satisfaire, par la qualité ou en flattant ses bas instincts ? La deuxième voie est plus facile et rentable que la première. Est-elle meilleure en soi ?

Orelsan ne parle que de lui, que de ce que la personne chargée en story-telling a décidé de lui faire dire. Notons d'ailleurs que cette dernière est très douée dans son cynique domaine.

// Beaucoup de jeunes s'interrogent sur leur position dans la société, sur la politique, ... Lui à le courage de le dire quand d'autres se laissent marcher dessus.//

Rien n'est politique dans la démarche d'Orelsan. Et c'est d'ailleurs son droit absolu... Bénabar chante bien sur les ronds-points, Orelsan chante sur la violence gratuite : chacun son segment marketing.

Ce que je critique n'est pas son éventuelle description sociale (aussi limitée, mauvaise et néfaste soit-elle) mais bien cette forme d'acceptation de la médiocrité proposée à la jeunesse, cette résignation dont il fait preuve dans chacune de ses paroles.

Orelsan, c'est le niveau zéro de la pensée avec un recours à la facilité : tous les clichés y passent, tous les raccourcis sont empruntés. En ce sens, il se laisse complètement marcher dessus en acceptant passivement l'état de la réalité qu'il estime correctement décrire.

Quelle meilleure preuve en ce sens que la dernière chanson « Peur de l'Echec » qui reprend le thème de la construction d'une polémique, puis évoque le regret teinté d'une analyse à deux euros... C'est un vieux classique... La boucle de l'imposture est bouclée. Se faire connaître par la violence, se faire pardonner par le consensus. Rappeler néanmoins son impuissance devant la réalité par le thème du suicide... Doc Gynéco a fait pareil à son époque... Faire cela en connaissance de cause, c'est se moquer du public, manipuler les symboles. Un joli conte vendu 20 euros l'album.

// C'est facile de récupérer 4 phrases accrocheuses hors contexte pour faire passer ses idées... mais c'est complètement idiot.//

Vous venez de traiter Orelsan « d'idiot », je vous laisse l'entière responsabilité de cette affirmation. En effet, les phrases accrocheuses par la violence du vocabulaire utilisé dans ses chansons sont bien supérieures à 4...

// Votre propagande n'arrêtera surement pas les jeunes de pousser des cri d'alerte.//

Orelsan représente les jeunes ? Depuis quand ? Les jeunes se représentent très bien eux-mêmes. Je vais vous faire une confidence : la musique commerciale, ce n'est pas la vie. S'identifier à un « artiste » dont le but est de se faire connaître et de vendre des disques, cela ne peut être que décevant. L'énergie de la jeunesse : pas besoin d'acheter des disques pour s'en servir.

Quant à ma « propagande », rassurez-vous, elle reste bien modeste avec les faibles moyens et l'audience limitée de ce blog.
En revanche, les producteurs d'Orelsan disposent de 1000 fois plus de moyens pour faire passer leur publicité. Qui est de la propagande.

// "Le cas Orelsan n'est pourtant qu'un symptôme supplémentaire de la ruine du sens commun au nom de la seule liberté de faire du fric." Le jour où vous aurez sa musicalité, son humour et ses rimes, on pourra discuter sur ce genre de chose. Mais je doute que ce soit le cas pour le moment.//

Heureusement qu'il ne faille pas être musicien pour avoir un avis sur une personne qui prétend faire de la musique; heureusement qu'il ne faille pas faire de la politique pour avoir un avis sur un homme politique, etc.

Je crois sincèrement qu'une boîte de macédoine contient plus de musicalité, de rime et d'humour qu'Orelsan et ses producteurs réunis.

Cet avis n'engage que moi... Je comprends qu'il puisse vous déranger, surtout si vous êtes fan d'Orelsan. J'espère que vous découvrirez d'autres artistes, eux véritables, jeunes ou vieux, vrais musiciens pour vrais amoureux de la musique ou développant pourquoi pas une critique sociale sincère et ne se moquant pas de leur public.

Bien à vous, très cordialement. ER

PS : FunkYou, c'est bien trouvé, mais ce n'est pas de vous.

3. Le samedi, mai 14 2011, 21:52 par Dorian

TECHNIQUE MARKETING HABITUELLE
Déjà la chanson n'a pas été écrite pour booster les ventes d'album puisque la sortie de l'album été prévu avant que les féministes en fasse une polémique.La chanson avait été mise en ligne en 2006 avant même que orelsan signe le contrat avec sa maison de disque.
FLORILÈGE DE PAROLES VIOLENTES DANS TOUTES SES CHANSONS
Ce sont des punchlines (comprenez vannes.Celles ci sont juste à caractère humouristique.Vous vous contentez de sortir des bouts phrases hors de leurs contextes contextes.
ORELSAN ET LA MISOGYNIE
« Des fois j'sais plus si j'suis misogyne ou si c'est ironique » / « J'sais p'tet fixé lorsque j'arrêterais d'écrire des textes dans lequels je frappe ma p'tite copine C'était de l'autodérision vis à vis des évenement qui lui sont arrivé (cette histoire de polémique)
La chanson sale pute ne fait que retranscrire la haine d'un homme (ou même d'une femme)après s'être fait tromper.Elle n'en porte aucun jugement à aucun moment orelsan n'a dit que cette attitude était bien.Il ne fait que la retranscrire en chanson.
CE QU'EST VRAIMENT LA CENSURE
Même si ce n'est pas à la même échelle que ces hommes politique c'est de la censure quand même à partir du moment où on veut le déprogrammer!On ne force pas aux gens d'écouter Orelsan si des gens on envie de payer pour assiter à ses concerts ils en on le droit!Pour avoir vu moi même des lives (des filles assistent à ses concerts)
ROYAL A EU RAISON DE PRENDRE POSITION
Je vous trouve bien naif (naive)
C'est juste un coup médiatique pour rallier les bien-pensant à sa cause.A défaut d'avoir un programme ségolene s'attaque a orelsan pour qu'on entende parler
d'elle
LA VISION DE LA JEUNESSE SELON ORELSAN
je suis plutôt d accord sauf que quand vous dites qu'orelsan est un pantin.Justement a il a un style bien à lui rap provinciale ,ne se prends pas au sérieux,ne fais pas l'apologie de la drogue de la haine envers la police etc...IL n'est pas bling bling.Il fait sa propre musique et puis tous les chanteurs on une maison de disque.
IMPOSER UNE RÉALITÉ PLUTÔT QUE DE LA RÉFLÉCHIR
Vous n'avez donc pas compris que Orelsan faisait de l’auto dérision,vous prenez tout au premier degrés.Je trouve qu'il analyse très bien la jeunesse c'est la vérité purement et simplement.Boire pour se mettre une race tous les samedis soir en mettant du sky et du coca dans une teille en plastique c'est une réalité!
PETIT CONSEIL A ORELSAN
Justement vous dîtes que c'est un pantin et qu'il se fait formatez mais là c'est vous qui voulez le formatez puisque vous lui dictez ce qu'il doit faire.
D.N
PS:Désolé pour les fautes d'orthographes qui sont surement très nombreuses.Je m'en excuse d'avance.

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