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Film « 2012 » : lorsque l'industrie du cinéma invente la promotion à moindre coût

sony2012_2.jpgSony Pictures s’apprête à sortir un nouveau film « catastrophe » intitulé 2012. Pour une énième fois, le sujet sera la fin du monde. Une bande-annonce est déjà proposée, déjà bien fournie en effets spéciaux. On y voit un monastère tibétain détruit par un raz de marée. Dans la réalité, le raz de marée sur la culture tibétaine est pour le moment d’une autre nature... Dans le domaine du cinéma, les effets spéciaux sont toujours pratiques pour masquer un éventuel mauvais scénario. Pour l’instant, la trame de l’histoire reste inconnue. Mais un aspect de la promotion du film étonne : la bande-annonce propose au spectateur d’effectuer une recherche sur Google pour en savoir plus. Mot-clef proposé : 2012. Une recherche qui ne manquera pas de déboucher sur une multitude de sites dédiés à la fin du monde. L’industrie du cinéma a inventé une nouvelle promotion, peu coûteuse, fondée sur les « légendes du web ».

La bande-annonce du film 2012 propose d'effectuer une recherche sur Google (voir visuel ci-dessous). Que peut-on trouver en cherchant 2012 sur internet ? Pas encore le site officiel du film, comme le rappelle Korben info... Mais une pléiade de sites web consacrés à la fin du monde, dont une « légende internet » tenace explique qu’elle surviendra en 2012.

Ses raisons ? Principalement la fin du calendrier maya qui annoncerait de profonds bouleversements comme le renversement de polarité du globe, la mise en place d’une technologie de manipulation des esprits par les ondes, la réélection de Nicolas Sarkozy, le retour d’une activité volcanique destructrice, la venue des extra-terrestres, etc. D'ailleurs, tout arrivera peut-être en même temps : au lieu d’avoir une peur irrationnelle, autant en cultiver plusieurs.

SI C'EST LA FIN DU MONDE, AUTANT NE PAS DÉPENSER POUR LA PROMO

L’aspect intéressant de l’affaire est que la production du film 2012 a donc décidé de se servir d’internet et de ce genre de sites (rarement fondé sur une littérature scientifique crédible) pour vendre son film. C’est gratuit. Cela permet de faire parler du produit. Et cela repose sur le bruit de fond international de l’éternel mythe de la fin du monde, amplifié par le web. Bref, ça va "buzzer".

Ce n’est pas la première fois que l’industrie du cinéma se sert de la toile et de ses curiosités. Indiana Jones 4 reposait intégralement sur une sorte de « légende du net », celle des « crânes de cristal ». Le scénario entier avait été écrit autour de celle-ci, donnant parfois l’impression que les auteurs étaient allés directement prendre leurs dialogues sur le web !

On peut donc s’attendre au pire avec 2012, tant l’exemple précédent a donné un film dénué d’une "imagination originale", puisque puisant la sienne dans le magma de l’inconscient de la toile mondiale... Un magma qui détache les foules d’une pensée fondée un minimum sur la raison. Celle qui, par exemple, permettrait à une humanité terrienne unie de trouver de vraies solutions, notamment dans le domaine de l’environnement, pour éviter... la fin de son monde.

Pour le moment, une embellie est à espérer pour le cours de l'action Sony Pictures. Dès 2013.

sony_46.jpg

Commentaires

1. Le samedi, juin 5 2010, 10:11 par Modele

un petit cimmentaire pour te dire que ton blog est très plaisant:)

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