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Les scoops du Parisien : Julien Dray porte une cravate Hermès et connaît Ségolène Royal

090508_220053.jpg Dans son édition du 10/05, le Parisien-Dimanche publiait une interview de Julien Dray. Cité dans une enquête préliminaire pour « abus de confiance », le député de l’Essonne s’exprimait pour la première fois depuis des mois. L’homme sait se défendre avec énergie et adopte une posture « seul contre tous ». Laissons la justice faire son travail à ce sujet. Et remarquons plutôt les deux scoops incroyables livrés par le quotidien : Julien Dray porte une cravate Hermès et connaît Ségolène Royal.

Julien Dray est prêt à se battre. Il l'affirme dans son entretien au Parisien-Dimanche (10/05/09) : « J'ai retrouvé la radicalité de mes 20 ans ». Selon lui, l’emballement judiciaire à son encontre fut «peu naturel» et « personne n’a détourné l’argent d’entrepreneurs ou d’associations ». Le député du 91 conteste d'ailleurs vigoureusement l’interprétation des conclusions du rapport de l’organisme Tracfin (+) chargé par l’Etat de lutter contre le blanchiment d’argent, à l'origine de toute l'affaire. Julien Dray dément même avoir déclaré être un « acheteur compulsif » : un journaliste aurait détourné ses propos en le questionnant sur ses dépenses de luxe. La justice tranchera.


Publicité cachée pour Hermès

Certaines dépenses restent en tout cas visibles sur la photo sélectionnée par la rédaction du Parisien pour illustrer l’interview. En effet, la cravate de M. Dray, négligemment retournée, laisse apparaître une étiquette de la marque Hermès. A 200 euros en moyenne la cravate, voici une première association d’une curieuse coïncidence. Manifestement, la seule photo disponible était une image ratée, à cause du vent. « Julien Dray sort du silence » titre le quotidien. Mais ne risque pas de changer pas d’image médiatique.

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Saviez-vous que Ségolène Royal connaissait Julien Dray ?

Une deuxième association est récurrente. Dans l’article de présentation, Julien Dray est présenté comme « l’ex-conseiller de Ségolène Royal ». Rien de plus normal, voilà qui fait partie de l'histoire. Une bio express – juste à côté – précise à son tour que le député était « conseiller de Royal en 2007 pour la présidentielle ». Pourquoi pas, c’est toujours utile une chronologie, même si cela fait double emploi.

En revanche, dans l’encart suivant, intitulé « De troublants mouvements financiers », le nom de Ségolène Royal apparaît encore deux fois : Julien Dray était « proche de Ségolène Royal » et une dizaine de lignes plus bas, ce dernier est (re,re,re)qualifié « d’ancien porte-parole de Ségolène Royal ». On aura compris !

Les journalistes du Parisien ne se seraient-ils pas concertés ? Se sont-ils sentis obligés de rappeler à chaque fois les liens entre Dray et Royal ? Heureusement que l’article ne précise pas que Julien Dray est né sur le continent africain, sinon aussitôt aurait-il été précisé « comme Ségolène Royal »...

Hasards hasardeux

En tout, le nom de l'ex-candidate à la présidentielle est cité à six reprises. Quasiment plus que celui du principal intéressé (une dizaine de fois) ! Le dessin humoristique participe lui aussi à l'hommage appuyé à Royal, en la présentant demander « des excuses » pour M. Dray. Un dessin tout à fait réussi par ailleurs.

Bien entendu, il ne s'agit là que de hasard(s). Dans d'autres situations, qui n'ont absolument rien à voir avec celle de M. Dray, gageons que Le Parisien ne manquerait pas de rappeler avec insistance certaines connaissances de Nicolas Sarkozy.

(+) TRACFIN : Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits FINanciers clandestins''

Commentaires

1. Le lundi, mai 11 2009, 17:49 par David

Le Parisien, le journal qui appartient à Lagardère ?

2. Le lundi, mai 11 2009, 19:01 par MA168

Julien Dray porte des cravates... mouais

3. Le mardi, mai 12 2009, 21:37 par CcileG

Que vous avez mauvais esprit! vous voyez la manipulation de la droite partout. Vous savez bien que ce n'est pas le genre de la presse Lagardère

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