polémiques.info

Tu sais pas.

ECONOMIE

Fil des billets

Ce que les néolibéraux réservent aux classes moyennes

Un_peu_de_culture.jpgOn pourrait croire que la suppression de la première tranche d’imposition du revenu est favorable aux classes moyennes. Il n’en est rien.

Lire la suite...

L'incroyable « stabilisateur automatique » d’Alain Minc

minc104825.jpgAlain Minc est le « symbole de l’épuisement des élites néolibérales » (1). Manifestement, il y a des épuisements qui perdurent. Le conseiller officieux de Nicolas Sarkozy vient de livrer en une semaine deux témoignages de son attachement au néolibéralisme le plus exacerbé. Tout d’abord sur le plateau de l’émission « L’objet du scandale » (France 2 - 10/05/09), puis dans le quotidien gratuit Direct Soir (édition du 12/05/09). Le système économique mondial s’est écroulé ? Peu importe, il faut courir pour rattraper l’hydre de mer qui surgira à nouveau du creux de la vague. Et qui sont les vrais privilégiés, voire responsables de la situation ? Les fonctionnaires ! Crises, tempêtes, ouragans... Peu importe, Alain Minc bénéficie d’un « stabilisateur automatique » personnel d’exception. Qui lui permet de dire tout et son contraire.

Lire la suite...

Nicolas Sarkozy met-il l'économie sous assistanat ?

Le président de la République vient d'annoncer son plan « massif » de relance lors d'un discours accumulant les effets d'annonce. Dans le fond, il adopte là une vision très keynésienne, consistant en un renversement total de sa politique. Désaveu ou résolution de temps de crise ?

Lire la suite...

Lorsque Nicolas Sarkozy proposait de généraliser... les subprimes

Les subprimes sont l'une des causes de la crise financière actuelle. On peut traduire ce terme anglosaxon par "crédit hypothécaire". En résumé, il s'agit d'un crédit risqué, notamment basé sur un pari à propos de la santé du marché immobilier. Inventé, conçu et proposé par les banques, il est aujourd'hui une catastrophe pour les petits ménages, écrasés par leurs dettes devenues impossible à rembourser. Pour plus de détails, voir la définition sur le site Wikipédia.

Alors qu'en France, tout le monde condamnait ce montage financier improbable qu'étaient les subprimes, force est de constater que les États-Unis sont plus touchés en la matière que la France. Des millions d'Américains sont concernés, se retrouvant délogés de leurs maisons perdues, bref, sont à la rue. Dans notre pays, heureusement, les établissements bancaires sont dans leur ensemble restés assez prudents avec les subprimes. En tout cas au niveau des petits emprunteurs. Quel homme politique français voulait cependant développer les subprimes et les généraliser en France ? Quelle homme politique français se présente actuellement comme le sauveur de l'économie mondiale alors qu'il souhaitait voir croître son cheval de Troie ? Nicolas Sarkozy. La preuve par l'image :

sub.jpg source : site UMP

Une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l'État intervienne pour garantir l'accès au crédit des personnes malades. S'endetter plus pour gagner plus ? Ce projet de société est mort.

Lors d'un récent discours sur l'orientation politique de son gouvernement, dans lequel il recommande le retour des "emplois aidés" chers à la gauche, Nicolas Sarkozy se félicite d'un certain "pragmatisme". Derrière cette expression qui ne signifie rien, il paraît difficile d'oublier qu'à l'instar de George W. Bush, le président de la République a été (est toujours) idéologiquement le premier soutien d'un système qui vient de s'écrouler.

Fiscalité et RSA : Réformes Sans Ambition ?

Le créateur du RSA, Martin Hirsch, sep 2008))Le Revenu de Solidarité Active pourrait avoir le mérite d’exister. Destiné à favoriser le retour à l’emploi des plus démunis en leur permettant de soutenir leurs revenus du travail grâce à un complément de salaire, le RSA se présente comme une nouvelle arme contre la pauvreté. Avec aujourd’hui en France 7 millions de travailleurs pauvres, un nombre de bénéficiaires du feu-RMI (Revenu Minimal d’Insertion) en pleine explosion, toute nouvelle expérience est la bienvenue… Pourtant, isoler cette mesure - certes volontaire - du reste de la politique gouvernementale n’est pas envisageable. Comment croire en l’ambition réelle du projet lorsque la fiscalité en France reste aussi inégale ? Quelle peut être son efficacité lorsque la solidarité nationale est si faible ? Alors qu’une habile communication présente le financement du RSA possible grâce à la « taxation des revenus du capital », les Français les plus riches ne seront pourtant pas mis à contribution, protégés par le bouclier fiscal.

Lire la suite...

La politique budgétaire du gouvernement critiquée... par sa propre majorité

lambert.jpg
"L'organisation gouvernementale n'est pas bonne"; "Eric Woerth est un ministre croupion"; "Les dépenses échappent complètement"; "Rien sur les recettes, rien sur la stratégie"; "Cela ne peut pas continuer"; "Si tous les lobbies s'engouffrent les uns après les autres pour obtenir ce qu'ils veulent, nous n'arriverons jamais à redresser nos comptes"; "Est-ce que l'on va se faire sortir de la zone euro ?" (...) Mais qui est donc l'auteur de ces sentences bien peu clémentes avec l'action budgétaire du gouvernement actuel ? Qui veut donc accabler Eric Woerth, ministre des Comptes publics ? Un socialiste remonté ? Un gauchiste aigri ? Loin de là : il s'agit de Gillez Carrez, Rapporteur général du Budget de l'Assemblée Nationale, lui-même interviewé par... Alain Lambert, ancien ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire et député UMP.

Lire la suite...

Richard Branson (Virgin Group) "rançonné" par un ministre français ?

Selon une information du mensuel Capital, l’excentrique président du groupe Virgin aurait été « rançonné » par un ministre français pour obtenir l’autorisation d’ouvrir un de ses magasins le dimanche sur les Champs-Elysées. « Un de vos ministres m’a réclamé à l’époque un pot-de-vin de près d’un million d’euros pour appuyer mon dossier, ce que j’ai refusé. J’ai fait remonter l’histoire en haut lieu. On m’a conseillé de ne pas ébruiter l’affaire et de patienter jusqu’au prochain remaniement ministériel. Quelques mois plus tard, j’obtenais gain de cause », révèle Richard Branson. Les dates prononcées sont pour le moment floues : les faits remonteraient « à une quinzaine d’années ». Ils pourraient donc concerner le dernier gouvernement de gauche sous Mitterrand ou le premier gouvernement Balladur. L’annonce de cette somme paraît surprenante à plus d’un titre. Les euros n’existant pas encore, il s’agirait donc d’un montant approximatif de plus de 6 millions de francs. D’autres sources présentent un montant moindre. Dans tous les cas, comment telle demande aurait-elle pu rester dans l’ombre ? Richard Branson doit maintenant apporter des éléments de preuve. Dans le cas contraire, cette sortie s’apparenterait à de la diffamation. Dernièrement, il a refusé de donner le nom de la personne concernée. Plus de transparence ne nuit pourtant jamais au domaine politique. Espérons que cette polémique ne s'immisce pas dans la question du travail le dimanche, un jour pas comme les autres. Les seuls ayant le droit de monnayer le travail dominical étant... les salariés.

- page 2 de 3 -

S'abonner au flux RSS